Le rugby reste l’un des sports collectifs les plus physiques qui soit, et la question de l’équipement n’est pas anecdotique. Entre ce que le règlement impose, ce que la FFR recommande, et les nouveautés réglementaires attendues pour 2027-2028, les joueurs et les clubs ont tout intérêt à faire le point. Tour d’horizon de ce qu’il faut savoir en cette saison 2026-2027.
Ce que le règlement impose, et ce qu’il autorise
Contrairement à ce que l’on imagine parfois, la liste des équipements strictement obligatoires en match reste courte : maillot, short, sous-short, chaussettes et chaussures. C’est tout. Le reste relève de l’initiative du joueur, avec toutefois un cadre précis sur ce qui est autorisé.
Parmi les protections permises : casque homologué World Rugby, épaulières, protège-dents, protège-tibias, protège-chevilles placés sous les chaussettes (en matériau non métallique), mitaines, bandages et straps. Les gants, les bijoux, les shorts rembourrés ou tout équipement comportant des éléments rigides, des boucles ou des fermetures Éclair sont en revanche interdits. À noter : en cas de maillot taché de sang, la sortie du terrain est immédiate et obligatoire.
À l’image du maillot rugby RCT 2025-2026 signé Nike, qui marie technicité textile et identité territoriale forte, le choix de l’équipement est aujourd’hui une question de performance autant que de sécurité. Le maillot domicile des Rouge & Noir affiche par exemple une inscription « Coupo Santo » à l’intérieur du col, tandis que le maillot extérieur rend hommage au porte-avions Charles de Gaulle, partenaire historique du club.
La grande nouveauté : le protège-dents bientôt obligatoire pour tous
C’est la mesure phare décidée par le Comité d’Orientation Politique de la FFR en mars 2026. Le protège-dents, longtemps recommandé sans être imposé, va devenir obligatoire pour toutes les catégories pratiquant le contact ou le plaquage, à partir de la saison 2027-2028. Dès maintenant, il est déjà obligatoire à l’école de rugby (moins de 6 ans) : un enfant sans protège-dents ne peut pas participer à la séance.
La saison 2026-2027 est pensée comme une période de transition et de pédagogie. Pas de sanctions prévues, mais une campagne d’information intense auprès des clubs. À partir de 2027-2028 en revanche, les arbitres pourront refuser l’accès au terrain à un joueur non équipé. Seules les formes de pratique sans plaquage (baby-rugby, beach rugby, rugby à 5, initiations) restent exemptées.
Côté choix, le marquage CE suffit pour les modèles disponibles en magasin de sport. Son rôle ne se limite pas aux traumatismes dentaires : il contribue également au gainage cervical et réduit les lacerations buccales lors des impacts. La FFR résume l’esprit de la mesure sans ambiguïté : « Ce n’est pas une punition, c’est simplement une mesure de bon sens, destinée à limiter les blessures évitables. »
Épaulières, casque, genouillères : adapter ses protections à son profil
Si le protège-dents monopolise l’attention cette saison, les autres protections méritent qu’on s’y attarde selon son poste et son gabarit. Les épaulières, en matériaux élastiques ou compressibles, absorbent une partie des chocs subis en plaquage et en mêlée, zones particulièrement sollicitées. Elles ne gênent pas les mouvements si elles sont correctement ajustées.
Le casque, lui, doit impérativement être homologué World Rugby : tous les modèles du commerce ne le sont pas, et c’est un point à vérifier avant l’achat. Il protège principalement contre les blessures au cuir chevelu et l’oreille en chou-fleur, redoutée des avants. Quant aux genouillères, elles sont recommandées aux joueurs de gabarit imposant ou de plus de 35 ans, pour amortir les ondes de choc répétées et limiter les risques de torsion.
Depuis 2025, World Rugby renforce progressivement ses directives sur la gestion des commotions, avec des durées d’arrêt minimum après un choc crânien. La FFR s’aligne sur ces recommandations internationales, notamment pour les niveaux Nationale 1, Nationale 2 et Élite 1 Féminine, où un médecin certifié est désormais requis sur le banc lors des matchs.
Se protéger efficacement, c’est jouer plus longtemps. Un équipement bien choisi, adapté à sa pratique et à son niveau, reste le meilleur investissement qu’un rugbyman puisse faire.

